ROCK HARD NEEDS YOU NOW ! 

Chers amis, 

Il y a bientôt deux ans, une tempête de merde s’est abattue sur le globe. Pas besoin de vous faire un dessin, même avec un gros feutre marron, vous voyez le tableau et, tout comme nous, souffrez encore au quotidien des répercussions diverses et variées engendrées par cette crise. Votre mensuel n’y a pas échappé lui non plus. Rock Hard, depuis mars 2020 et le premier confinement, a dû, pour parvenir à survivre, éviter de nombreux écueils : fermeture de points de vente de la presse, distribution chaotique, baisse des revenus publicitaires de l’ordre de 60% environ, hausse des tarifs du distributeur MLP, du prix du papier, des tarifs postaux et du coût de fabrication des CDs samplers, etc. Alors, nous avons enfilé les bleus de chauffe et pris le taureau par les cornes, parce que, sans ça, c’était droit dans le mur, sans ceinture de sécurité. 

Refusant cette idée, les gens qui font Rock Hard se sont serré les coudes comme jamais par le passé. Quitte à crever, autant partir avec les honneurs, en ayant fait le maximum, histoire de ne pas avoir (trop) de regrets. Alors, ils ont refondu ce mag visuellement et éditorialement, jusqu’à ce qu’il devienne quasi méconnaissable. Ils se sont creusé la tête pour proposer des papiers de fond (enquêtes, dossiers, stories, nouvelles rubriques, etc.), créer un site marchand mais aussi une plateforme digitale, numériser leurs archives, accoucher d’un numéro « spécial 20 ans » qui se tienne… Bref, ça n’a pas chômé. Ce qui est cool, c’est que les effets de ce méga relooking n’ont pas tardé à porter leurs fruits. Déjà, les membres de notre équipe, en dépit du fait qu’ils ne puissent se voir autant qu’avant, se sont beaucoup rapprochés. Au point de former aujourd’hui une famille plus soudée que jamais. Et puis, vos nombreux messages de soutien, vos réactions positives à la mue du journal et vos encouragements nous ont galvanisés. Le résultat : un mag plus beau, plus fourni, plus original, des ventes en hausse en kiosques et des abonnements en augmentation de 33%. Ces derniers mois, nous avons même fini par penser que nous avions définitivement sorti la tête hors de l’eau. Sauf que…

Sauf que voilà, le prix du papier, qui avait déjà connu une hausse en juillet dernier (que nous avions alors décidé de ne pas répercuter), conséquence de la crise et de problèmes mondiaux d’approvisionnement, a subi une nouvelle hausse au 1er janvier 2022. Pour Rock Hard, depuis cette date, cela se traduit par des coûts d’impression plus chers de… 50% !!! Cette augmentation varie selon les journaux et le papier qu’ils utilisent, mais impacte les éditeurs au niveau national, et même mondial. Et il n’est rien, pour l’instant, que nous puissions y faire. Ajoutons à cela un surcoût de 16% du polycarbonate (la matière dont on fait les CDs) depuis septembre dernier, et vous comprenez qu’aujourd’hui, la presse doit faire face à une nouvelle crise. 

Pour contrer cette inimaginable hausse du papier, la plupart de nos confrères éditeurs ont décidé de réduire leur pagination et/ou d’augmenter le prix de leurs journaux. Le Canard Enchaîné, par exemple, s’est vu contraint bien malgré lui d’augmenter son prix de 30 centimes. Une première en trente ans ! Le Monde, Le JDD, La Montagne, pour ne citer qu’eux, en ont fait autant. Rock & Folk coûte depuis peu 6,70€ (au lieu de 6,50€), pour 100 pages, sans CD, et avec un papier sensiblement moins cher que le nôtre. New Noise vaut 10,90€ (pour 154 pages, sans CD). Une autre solution, la plus simple pour ceux qui en proposent avec leurs mags, consiste à ne plus presser de CDs samplers, ce qui réduit considérablement les coûts. C’est notamment le cas du mensuel anglais Prog. Jerry Ewing, son rédacteur en chef, écrivait récemment : « Une chose demeure certaine, nous continuerons de vous abreuver de nouveautés prog d’une façon ou d’une autre. Mais ça ne se fera plus par l’intermédiaire de notre CD sampler ». 

Pour ne pas raccrocher définitivement les gants, pour ne pas sortir tous les mois un magazine maigrelet de 75 pages, pour ne pas avoir à augmenter le prix du journal (il aurait fallu que nous l’augmentions d’environ 1 ou 1,50€), Rock Hard a décidé de faire de même. Depuis ce mois-ci, il n’y a donc plus de CD sampler dans les numéros de Rock Hard vendus en kiosques. 

MAIS…

Car il y a un « mais ». Si, comme vous, nous aimons les musiques extrêmes, nous n’aimons pas les extrêmes. Nuance… Nous nous sommes donc creusé la cervelle pour tenter de vous proposer des solutions alternatives, en espérant, dans l’adversité, trouver le meilleur compromis possible pour nos lecteurs eu égard à la situation. Et voici ce qui est ressorti de nos brainstormings. 

• A partir de ce mois-ci, et sauf numéros exceptionnels (celui renfermant le guide Hellfest, par exemple), les exemplaires de Rock Hard vendus en kiosques ne contiennent plus de CD sampler, ni d’autre plus-produit (poster, calendrier, DVD, etc.). Nous proposons néanmoins un équivalent au sampler sur les comptes Deezer et Spotify de Rock Hard France. 

• Seuls nos abonnés continuent de recevoir le mag avec un CD sampler ou, très ponctuellement, un autre plus-produit (poster, calendrier, DVD, etc.). Et ceci, afin que nous tenions nos engagements vis-à-vis de ceux qui nous ont fait – et nous font encore – confiance. 

• Nous vendons également, sur notre site marchand, les nouveaux numéros avec un CD sampler (ou, très ponctuellement, un autre plus-produit). 

• Nous allons évidemment être contraints d’augmenter le prix de nos abonnements. MAIS… Nous ne le ferons pas avant le 20 mars prochain, minuit. Jusque-là, toute personne souhaitant s’abonner à Rock Hard pour 1 an ou 2 ans pourra le faire au tarif préférentiel actuel. 

Ceci n’est aucunement un chantage. Continuer à fabriquer un journal de qualité, de même pagination et dont la ligne éditoriale ne souffre pas des facteurs extérieurs, est tout à fait possible. A condition que nous arrêtions de produire des CDs samplers ou que nous en pressions beaucoup moins. Pour info, entre le pressage, le blistering et les droits SDRM, il nous en coûtait jusqu’ici plus de 8.000€ par mois. Supprimer définitivement le CD sampler nous aurait permis de compenser totalement la hausse du prix du papier. Du moins l’actuelle, car on nous en promet une autre pour ce mois-ci ! Mais nous avons choisi de vous laisser le choix, quitte à ce que ces options que nous vous soumettons ne nous permettent pas de couvrir l’intégralité des coûts supplémentaires déjà évoqués.

Ceux qui veulent le CD sampler peuvent donc acheter chaque nouveau Rock Hard sur notre site ou s’abonner (www.rockhardshop.fr ou via le bulletin figurant en page 114 de chaque numéro). En s’abonnant d’ici au 20 mars minuit, leurs habitudes de lecture ne seront pas changées : ils auront, comme avant, chaque mag et chaque sampler. Et ce, pour MOINS CHER qu’il leur en coûtait avant en kiosques ! Sans bouger de chez eux ! Sans craindre une hausse du prix du magazine ! Et la plupart du temps, AVANT même que ce dernier soit disponible en kiosques ! 

Vous laisser ce choix est un pari sur l’avenir, sur votre soutien et sur votre engagement à nos côtés. C’est préserver la relation qui nous unit depuis plus de vingt ans. C’est aussi, et c’est un aspect auquel nous sommes réellement sensibles, agir en acteur écoresponsable. En effet, fabriquer beaucoup moins de CDs samplers, en presser le nombre précis dont nous aurons besoin, évite l’aberration des CDs invendus qui partent au pilon. L’absence de blister en kiosque contribue aussi à proposer un journal encore plus « vert : ce à quoi concourent également la version numérique du magazine et nos playlists mensuelles sur Spotify et Deezer. 

En dépit de ces considérations écologiques qui laissent filtrer un rayon de lumière dans la grisaille, croyez bien que nous sommes navrés d’en arriver là. Nous savons que vous comprenez et que nous pouvons compter sur votre soutien, ainsi que nous l’avons déjà observé durant le mois écoulé. Nous aurions simplement préféré que la nouvelle année s’ouvre sur des news plus réjouissantes. Mais restons intimement persuadés que cette ère qui s’achève va bientôt laisser place à un soleil d’enfer. 

Au nom de la rédaction, merci de votre compréhension. En 2022, on continue de se battre et on ne lâche rien ! 

Phil Lageat

NOUVEAU ! 

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